Iran central, ambiance désert : Mesr, lac salé et Yazd

L’Iran est un grand pays désertique. Depuis Tabriz, à l’exception de la vallée des Assassins, le paysage n’est fait que de montagnes arides aux couleurs variées avec de rares villes et villages. Mais à l’est du pays, il y a deux grands déserts avec vraiment rien rien rien : le Dasht-e Kavir et le Dasht-e Lout (lout signifie, en persan, vide…).

Nous partons donc plein est en direction du Dasht-e Kavir.

Tornade

Rien rien rien

Le pays de la soif

Soif panoramique

On s'est bien amusé !

Mais ce n'est pas sûr que Prestige ait beaucoup aimé...


Pic-nique interrompu par une tempête de sable

Première étape à Mesr, une oasis qui nous rappelle Tintin au pays de l’or noir : des dunes, des palmiers, des maisons en pisé. Nous y passons deux jours très agréables dans une super guesthouse. Nous y rencontrons… des Français ! Pendant ces deux jours, nous nous promenons dans les dunes, faisons un tour de chameau-promène-touriste, buvons du thé et jouons au backgammon. La température est tout à fait supportable : 25-30 degrés. Inutile d’imaginer venir en août, la température peut dépasser la barre des 50…

Des vrais caravaniers

Une oasis !

Ferme version désert

Mamour

Du vert (village de Garmeh) ! 

Coucher de soleil sur les dunes

On vous présente notre nouvel ami, mortel

Pour les trente ans d’Antoine, nous décidons de camper en plein désert. Nous voilà donc partis, notre voiture et nous, à l’assaut d’un désert de sel intriguant : une grande étendue salée découpée en énigmatiques mosaïques. L’avantage du camping dans le désert de sel est l’absence de serpents et scorpions, peu sympathiques dans ces déserts. Nous y passons une excellente soirée à regarder les étoiles filantes.
Sol salé
Dorothée égalise le sol... 

Seuls au monde

L'aube, c'est beau 


Enfin, nous prenons le cap de Yazd, la grande ville du coin et l’une des étapes touristiques obligatoires du pays.

Sur le chemin, nous visitons d’autres villages-oasis magnifiques. Nous roulons pendant des centaines kilomètres sans croiser la moindre maison ni voiture (ce qui nous fait redouter la panne, surtout qu’en bons touristes, nos réserves d’eau sont minimes…).

Village de Kharanaq, en pays zoroastrien

Kharanaq


Oasis en ruine, Tintin au pays de l'or noir

C'est pas le moment de tomber en panne

Ruines au bord de la route

Seules âmes croisées sur la route
Attention donc

Après trois heures de cette route inquiétante, nous approchons de Yazd. Aux abords de Yazd, nous visitons Chak-Chak, le plus important lieu de pèlerinage zoroastrien. En effet, cette région est le berceau du zoroastrisme, une religion de plus de 3000 ans, qu’on peut résumer (très mal bien sûr) de la manière suivante : le monde est un combat entre le bien et le mal, la lumière et l’ombre, arbitré par un dieu unique, nommé Ahura Mazda.

Grotte de Chak-Chak


Chak-Chak est une grande montagne qui se serait ouverte pour protéger une princesse zoroastrienne dont la virginité était menacée par les invasions arabes. Cette montagne aride aurait « engloutie » la princesse et, depuis, une source y ruissellerait, goutte à goutte, « chak-chak »... Les Zoroastriens se réunissent chaque année sur ce lieu de pèlerinage. Le temple en lui-même n’est pas très intéressant mais émouvant quand même et la montagne est très belle.

Nous visitons enfin Yazd, qui est un labyrinthe de petites rues en pisé très jolies. La ville est parsemée de « tours à vent », d’étranges édifices fendus par lesquels l’air s’engouffre pour rafraichir les habitations. Nous y visitons un autre temple zoroastrien, le temple du feu où brille une flamme millénaire, vénérée par les fidèles. Même s’il reste environ 250 000 zoroastriens dans le monde, ce temple est surtout devenu un lieu touristique, dont l’entrée est payante et qui donne le droit de visiter une exposition assez ludique sur le zoroastrisme.

Ancienne porte d'un théâtre sur la place centrale de Yazd, de ce bleu turquoise symbole de la perse

Pause fraicheur

Tour à vent 
Joli



Etrange tunnel dans le bazar (vers les qanats, canaux d'alimentation en eau des villes du désert)

Entrée de mosquée de Yazd

Toujours la mosquée, très belle

Sur les toits de Yazd

Multiples tours à vent de Yazd

Sur les portes, il y a deux heurtoirs, qui font deux sons différents : un pour les femmes...

... et un pour les hommes.

Temple zoroastrien du soleil

Expo sur le zoroastrisme : ici leur costume traditionnel, qu'on croise encore parfois en Iran


Voici un "frigo perse", astucieux bâtiment public dans lequel les habitants pouvaient conserver leur nourriture toute l'année

En quittant Yazd, nous allons voir une « tour du silence ». Les Zoroastriens déposaient leurs morts au sommet de ces tours pour qu’ils y soient dévorés par les oiseaux car ils croyaient qu’aucune matière humaine ne devait salir la terre, considérée comme divine. Cette pratique a depuis été abandonnée (pas en Inde cependant, nous vous laissons aller vérifier sur google image…), les zoroastriens enterrant désormais leurs morts dans des caveaux isolés du sol par du béton. La tour que nous visitons est à l’état de ruine mais n’est pas transformée en complexe touristique. L’ambiance qui y règne est donc particulièrement émouvante et quelques peu terrifiante.

Sommet d'une ancienne tour du silence, là où étaient déposés les corps

Ruines du village zoroastrien proche de la tour du silence

C'est reparti (la tour du silence est en haut de la colline à gauche) !

Au revoir le désert !

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