Ukraine partie 4 : Odessa

Le 25 aout, nous prenons donc la route pour Odessa, et quelle route ! Une autoroute, certes, mais constellée de nids de poules. Nous nous benissons d’avoir choisi d’acheter une Dacia surélevée et pas une voiture allemande aux suspensions fermes.

Après avoir roulé plusieurs milliers de kilomètres sans voir la mer, l’arrivée sur la mer noire est magique. La route descend une colline et nous passons un pont sur un liman, sorte de grande embouchure fermée des nombreux fleuves se jetant dans la mer noire.

Nous déchantons un peu en rentrant dans le centre-ville d’Odessa, de nombreux bouchons et une ambiance très (trop) touristique. Nous récupérons notre luxueux appartement (grandes chambres, moulures, lustres, billard et autre jacuzzi) trouvé pour pas cher sur Booking en nous imaginant son passé : réceptions de la noblesse russe à la fin du 19ème siècle, récupération par des cadres du parti sous l’ère soviétique et aujourd’hui soirées débridées par la jeunesse turque ayant fait d’Odessa sa destination clubbing favorite.


Rolls-Royce factice (avec feux LED achetés chez Castorama), Odessa ville du bon gout
Chambre princière

C’est parti pour 3 jours de villégiature. Odessa est une ville agréable : le centre ville, construit par Catherine II et son amant, Potemkine, est très beau, très vert et très vivant. La côte n’est pas très intéressante pour qui connaît la Bretagne : une succession de petites plages privatisées par des bars qui font payer (certes pas cher) l’accès à des transat. Il y a un peu d’algues et l’eau serait polluée. Néanmoins, cela ne nous empêche pas d’en profiter : lecture au soleil, transat, planche à voile et même scooter des mers (possible en Ukraine sans le moindre permis) ! On a un peu honte mais on doit reconnaître qu’accélérer dans les vagues, c’est très rigolo !


Plage et club privés, au nom évocateur

Miam, un pigeon sur ma serviette

J'hésitais entre une glace et un poisson séché qui pue...

Nous profitons aussi de la ville : balades dans le centre ville et le port industriel, fête foraine (autos tamponneuses et tir à la kalashnikov, à billes), montée et descente des fameux escaliers Potemkine (du film « le cuirassée Potemkine »), qui n’ont vraiment rien d’extraordinaire.


Dorothée la tueuse

Grande-roue!

Vue sur le port d'Odessa

Vue sur la ville d'Odessa

Le port industriel d'Odessa

Soeur Marie-Thérèse.com

L'influence des touristes turcs est bien visible, chichas dispos dans tous les bars

Les escaliers Potemkine, des escaliers donc...

Odessa est décadente : ici les gens affichent leur argent, les filles rivalisent de beauté (et/ou de chirurgie plastique plus ou moins réussie) et l’ambiance est beaucoup plus à la fête qu’à la culture. Ce mauvais goût nous amuse et nous déçoit en même temps. Notre expérience clubbing (au club Ibiza, immense boite de nuit les pieds dans l’eau) s’en trouve mitigée : à force de chercher à être beaux, les gens en oublient de « se lâcher » et de s’amuser. Nous croisons deux ou trois mâles français en quête de beauté slave, qui paraissent beaucoup plus dans leur élément que nous. Nous espérons qu’ils auront trouvé chaussure à leur pied.

Bières dans des bouteilles en plastique, la bière se boit comme un soda ici!

Arcadia, le quartier des boites, décadence au programme

Ibiza, la plus grosse boite d'Odessa

Petit concert de rap ukrainien au milieu de notre soirée à Ibiza, tout le monde sur son smartphone!

Le féminisme a encore de beaux jours devant lui en Ukraine

Anecdote rigolote : nous sommes attablés en terrasse et jouons aux cartes. Nous nous faisons alors réprimander par l’administrateur des lieux : les cartes, ça fait mauvais genre, remballez s’il vous plait. 


Lundi 28 août, Vlad, notre contact trouvé sur internet de la compagnie Ukr Ferry faisant les liaisons Ukraine Géorgie, nous apprend, par texto, que notre traversée est avancée de 24 heures : nous partirons mardi 29 et non mercredi 30. Cela ne nous dérange pas puisque nous sommes sur place mais nous inquiète un peu quant à la fiabilité des ferrys.

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