Ukraine partie 3 : Kiev

22 août : nous partons en direction de Kiev. Là encore, les routes sont anarchiques : l’autoroute paraît moderne, mais comme elle traverse des villages, il y a parfois des feux, des passages piétons, des carrioles qui traversent la route, des babouchkas qui vendent des fruits sur la bande d’arrêt d’urgence… Bref, il faut à tout moment être sur ses gardes.


Nous arrivons à Kiev dans l’après-midi et retrouvons les cousins Oudin (du côté de la Maman de Dorothée, pour ceux qui ne maîtrisent pas nos arbres généalogiques) : Mael et Marie-Eve, en vacances en Ukraine, et Olivier et Marine, qui habitent à Kiev, qu’ils s’apprêtent à quitter pour le Mexique.

Mael, Marie-Eve et nous prenons possession de notre Airbnb, situé en plein centre (mais d’un confort rudimentaire). C’est parti pour la première vraie soirée ukrainienne : restau géorgien (si bon !) et bar improbable à jazz et cocktails délicieux.

Le lendemain : ballades et musée Tchernobyl (il faut prendre l’audioguide, sinon c’est sans intérêt) : passionnant et déprimant. On y apprend que le nombre de cancers de la tyroïde est encore aujourd’hui bien plus élevé en moyenne en Ukraine qu’ailleurs et qu’une zone de la taille du Luxembourg autour du site est toujours interdite d’accès. On y voit aussi un fœtus de porcelet à 8 pattes pas très ragoutant.

 Le surlendemain est la fête nationale ukrainienne, qui commémore l’indépendance du pays en 1991. Toutes les rues sont décorées aux couleurs ukrainiennes, bleu et jaune, les gens ont revêtu leurs chemises brodées et les filles portent des couronnes de fleurs dans les cheveux.


Sur Kreshiatik, les Champs Elysées locaux, l’ambiance est martiale. L’armée ukrainienne défile, le ministre des affaires étrangères fait la revue des troupes avec un étrange cérémonial qui s’apparente à une prestation de serment (voir video). De nombreuses délégations étrangères participent au défilé militaire : américaine, anglaise, polonaise, canadienne, etc. les pays de l’ouest de l’UE brillent par leur absence. Poroshenko, le président de l’Ukraine, fait un long discours patriotique et l’hommage aux soldats morts tire quelques larmes aux babouchkas ayant peut-être perdu un fils.
Haka ukrainien

En ordre!

Kreshiatik, avant la parade

Kreshiatik 2

Maidan

Oui, oui, ça faisait partie du défilé!

Des canons, chars et tanks sont disposés dans les rues, les enfants les escaladent et les couples prennent la pose devant eux. Des vendeurs des rues vendent des drapeaux ukrainiens pour quelques centimes.
Ouais, vive la guerre!
Bref, l’ambiance est intéressante : ce pays (qui, de toute son histoire, n’a connu que 30 ans d’indépendance) est fier de son identité et en fait la démonstration, alors même qu’il vient de perdre la Crimée et que le Donbass est encore le théâtre de conflits quotidiens.

Nous poursuivons la journée par une ballade sur le Dniepr qui nous permet d’admirer, de loin, l’ensemble de monastères Lavra, lieu saint de la religion orthodoxe ukrainienne et russe, ainsi que l’imposante statue « Rodina Mat’ », la mère patrie.

Miam, des bons poissons de Tchernobyl (le Dniepr était utilisé pour refroidir la centrale...)

Rodima Mat'

Lavra
Dernière soirée à Kiev : nous testons un super restau de cuisine ukrainienne revisitée puis nous allons dans un bar « hôpital psychiatrique » complétement perdu et où les serveuses sont en blouse et les shots sont servis dans des tubes à essai. Nous y faisons une drôle expérience (voir la vidéo). Nous cherchons à sortir en boite mais nous sommes trop mal habillés pour les standards kiéviens (seuls les talons aiguilles sont autorisés), nous nous replions totalement par hasard dans un bar clandestin improbable, à la décoration ultra classe.



L'entrée de Palata n°6, il faut connaître!

Ambiance médicale

Bar clandestin, impossible à trouver sans tomber sur un ukrainien sympa!


 Le lendemain, haut les cœurs, il faut prendre la route pour Odessa !

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