Ukraine partie 2 : Lviv
Nous
roulons quelques temps entre la frontière ukrainienne et Lviv. L’ambiance
change radicalement : la route ukrainienne est une mauvaise départementale
pleine de nids de poules, avec traversées intempestives de vaches en liberté,
chiens errants et carrioles à cheval. Des vieilles dames en fichu coloré
vendent des patates sur le bord de la route. Les villages paraissent très
pauvres, avec parfois une station service toute neuve. Les voitures autour de
nous sont, au choix, des antiquités plus vieilles que nous, ou des gros 4x4
allemands ultra modernes.
L’orientation
n’est pas simple : fini le roaming gratuit donc plus d’Internet.
Heureusement nous avons téléchargé des cartes hors connexion et le GPS
fonctionne donc à peu près. En plus les indications ne sont pas trop mauvaises,
en cyrillique principalement, et parfois aussi en lettres latines.
Nous
arrivons en banlieue de Lviv. L’urbanisme est rudimentaire : des immenses
immeubles côtoient des terrains vagues et des piétons traversent des 2x2 voies.
Nous découvrons avec curiosités les trams en tôle, les bus façon combi
Volkswagen et les trolleybus ukrainiens. Tout ceci ne manque pas d’ambiance.
Après un
passage compliqué par une rue pleine de trous (nous bénissons les amortisseurs
de la Dacia), nous trouvons notre Airbnb : une maisonnette toute neuve,
avec garage privé. Notre hôte s’appelle Lioubomir (un dérivé du mot amour…) et
ne parle qu’ukrainien (ou russe mais Dorothée n’ose pas trop parler
russe pour ne pas offenser ces Ukrainiens de l’ouest, 100% ukraïnophones).
Il est
près de 14h, largement l’heure de déjeuner et de parcourir la ville. Lviv, à
l’attaque !
Après un
court déjeuner en terrasse, nous déambulons dans le centre ville pendant toute
l’après midi.
Malgré l’absence de guide (nous sommes perdus sans le routard !), nous comprenons vite que Lviv a eu une histoire agitée, ballotée entre les influences slaves/orthodoxes et polonaises (ou autrichiennes)/catholiques. Il y a de très nombreuses églises sans que l’on puisse toujours distinguer celles qui sont catholiques « classiques », catholiques de rite oriental ou orthodoxes. Les nombreux bâtiments « d’affaires » témoignent de ce que la ville a été un centre commercial important jusqu’au XIXe siècle. L’une des plus belles et des plus anciennes églises de la ville est l’église arménienne (donc catholique), ce qui, là encore, démontre que la ville attirait de multiples communautés.
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| Eglise de la Sainte-Communion |
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| Opéra |
Malheureusement,
il ne reste plus grand chose de ce passé cosmopolite : le XXe siècle a
fait fuir (ou mourir) les communautés juives, catholiques (polonaises
notamment) et la population paraît désormais 100% ukrainienne.
Nous
profitons de la ville et de ses nombreux parcs jusqu’au soleil couchant.
Antoine part faire un footing sur le parc situé sur la colline principale de la
ville et ramène les quelques photos ci-dessous pendant que Dorothée continue de
se promener dans la ville (notamment vers le palais Potocki, copié collé du palais
de l’Elysée !). Demain, direction Kiev. Le temps presse : si nous
voulons y croiser nos cousins, il ne nous faut pas tarder.
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| Footing 1 |
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| Footing 2 |




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