La Turquie côté campagne



En Turquie, nous avons vu la campagne anatolienne, cappadocienne et le bord de mer, et les villes d’Ankara, Istanbul et Edirne. Ce pays sera donc divisé en deux chapitres : la Turquie côté campagne et la Turquie côté ville.

Une fois passée la frontière irano-turque, nous sommes pris d’une furieuse joie de vivre. Le soleil brille, le mont Ararat domine la vallée de sa majestueuse silhouette, Dorothée laisse ses cheveux au vent et le narrateur se sent pousser une plume de poète !

Après une pause photo et dix kilomètres parcourus, nous redescendons sur terre : checkpoint de la police ou devrions-nous plutôt dire, de l’armée, char d’assaut à l’appui. Car nous sommes au Kurdistan turc, région pauvre, agitée et surmilitarisée.

Nous voyons nos premières mosquées ottomanes, qui sont très différentes des mosquées iraniennes : les minarets sont plus hauts, plus fins, ils ressemblent à des missiles pointés vers le ciel.

Nous faisons une pause à Agri, pour déjeuner d’un kebab nettement moins bon que les kebabs iraniens. Des enfants kurdes (ou tziganes ?) font la manche au feu rouge. Malgré cela, l’ambiance turque nous plaît immédiatement. Les hommes boivent du thé partout dans des verres en forme de tulipe, les filles sont voilées ou non et cela ne pose de problème à personne, les gens sont très gentils avec nous et partout, la langue turque nous amuse (allons au « kuaför » prendre des « aksesuar » !).

Nous passons nos deux premières nuits turques dans un palace qui a la bonne idée de casser ses prix, hors saison oblige. Nous voilà logés à Erzurum, ambiance station de ski en octobre. Nous randonnons dans les basses montagnes anatoliennes, sublimes, et profitons avec bonheur du spa, de la piscine et de la salle de sport.


Contemplation

Contemplation de loin

Une copine contemplative

Une copine contemplative de loin

Un impressionnant lac artificiel en construction

Coucher de soleil

On a pris plein de photos !

Petit tour de kart au retour !

Un camion turc abat la montagne pour y construire une station de ski

Deux jours plus tard, nous prenons la direction de la Cappadoce. La route est longue certes mais absolument magnifique. Les montagnes anatoliennes sont splendides et les couleurs d’automne leur vont à ravir. Nous arrivons en Cappadoce avec le soleil dans l’œil (c’est ça de rouler plein ouest !) et sommes immédiatement charmés par le paysage lunaire qui s’offre à nous.


Magnifique route

Parfois, un beau lac

Rouler vers l'ouest = avoir le soleil dans les yeux en fin de journée !

Arrivée royale en Cappadoce, au coucher du soleil


La Cappadoce est faite d’une terre volcanique blanche, rose ou rouge très meuble, qui a été modelée par le temps et les hommes. Partout des petites cahutes troglodytes, percées de fenêtres, des escaliers naturels taillés dans la roche, des sculptures. Nous profitons quelques jours de ce paysage de carte postale en faisant toutes les activités que propose le tourisme local. Nous commençons par la promenade en montgolfière au petit matin, une expérience magique. Nous allons ensuite nous promener à cheval, cette fois-ci au coucher du soleil, là encore, c’est magnifique. Nous visitons également une surprenante ville souterraine, creusée sur près de 7 niveaux, claustrophobes s’abstenir ! Nous allons également nous promener dans une très beau canyon, ponctué d’églises rupestres. Nous logeons enfin dans un hôtel troglodyte tout ce qu’il y a de plus charmant à Göreme, le village phare de Cappadoce.

(désolée pour l'avalanche de photos et de vidéos qui va suivre ; la Cappadoce est TRES photogénique)


Bienvenue chez les troglodytes

La "petite balade tranquilou" s'est avérée plus costaud que prévu!

Les maisons des lutins

Eglise rupestre

Encore un coucher de soleil, version cowboy
La même version vidéo ! 


La voiture du cowboy

Göreme by night

Promenade en montglofière

Moment magique !

Vallée

Love valley

Encore des troglodytes

Une promenade lambda en Cappadoce...

Nos cannassons ne s'aimaient pas

Aube sur la Cappadoce


Très belle aube !

C'est nous les plus hauts ! 

Eglise rupestre


Jolie cascade au fond d'une vallée


Encore une très belle vallée

Le ballon se prépare et Antoine se veut rassurant !




C'est parti ! Dorothée n'est pas rassurée...


Là haut, le silence ... (troublé par les touristes russes!)


Où irons-nous ensuite ? Nous avons du temps et plusieurs options : filer vers Istanbul puis l’Europe et ses multiples capitales ou nous attarder en Turquie et pourquoi pas, pousser jusqu’à la mer. Coup d’œil à la météo : il fait beau sur la côte méditerranéenne, la plus proche de la Cappadoce (aller à Izmir and co, sur la côte égéenne nous aurait rajouté au moins 15 heures de voiture). Alors cap vers le sud, direction Erdemli.

Erdemli est située en face de Chypre, à environ 300 kilomètres de la frontière syrienne. Pourtant, rien là bas ne laisse soupçonner les troubles qui agitent le pays voisin. Erdemli est une station balnéaire bétonnée, hérissée d’immenses hôtels en gratte ciels. Nous découvrons avec amusement que cette station balnéaire est au chômage technique : nous sommes en octobre et, pour ne rien arranger, le terrorisme, les tentatives de coup d’état et le durcissement du régime d’Erdogan font fuir les touristes. Nous voilà donc les seuls clients ou presque d’un hôtel de 300 chambres. Les couloirs sont immenses et immensément vides, nos voix résonnent dans la salle à manger démesurée, les piscines sont vides. Ambiance Shining !


La mer !

Même en octobre, la Méditerrannée turque est agréable !

Nous passons deux jours très agréables dans cette ville où nous profitons de la plage (il fait quand même 25 degrés et la mer est à la même température !) et des restaurants de poisson.


Lorsque nous sommes lassés, nous mettons le cap vers les villes ! 

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