Nous avons terminé notre périple géorgien par la découverte de la capitale,
Tbilissi. La première impression que l’on a, quand on arrive à Tbilissi, est
que cette ville est gigantesque et terriblement embouteillée. Par rapport au
reste du pays, peu densément peuplé et dont les villes sont minuscules,
Tbilissi, c’est New York.
Oui, oui, vous avez bien lu, c'est la "George Bush Jr. street"...
L'urbanisme de Tbilissi: lignes haute tension dans la ville
Coucou
La ville est encaissée autour d’une rivière, entourée de montagnes
quasiment vierges. Le centre-ville est très beau, beaucoup de rues sont
piétonnes, il y a des terrasses partout. C’est certes touristique mais très
chouette quand même. Des téléphériques permettent d’atteindre les montagnes
environnantes, ce qui offre des jolies promenades et de très beaux points de
vue, surtout lors du coucher du soleil. Le reste de la ville est plus
chaotique : de grandes avenues très embouteillées, peu agréables pour les
piétons, des immenses immeubles chinois (ou émiratis) flambant neufs qui
côtoient des vieux immeubles staliniens et puis parfois, une petite maison avec
une vigne qui déborde sur le trottoir.
Cathédrale de la Sainte Trinité, flambant neuve!
Quartier du palais présidentiel, les bidonvilles et les garages sauvages font face au palais présidentiel tout neuf
Rike Park, dans le centre-ville
Vue de Tbilissi depuis la forteresse
TV tower dominant Tbilissi, belle relique communiste
Vue sur Tbilissi
Nous passons à Tbilissi de très bons moments : nous sommes accueillis
par Giorgi, un ami géorgien du frère de Dorothée, qui nous présente des amis à
lui ; nous retrouvons aussi Alex, un copain expatrié ; et nous sommes
même reçus à la Résidence de France par l’ambassadeur himself qui a la
gentillesse de nous raconter son expérience caucasienne et de nous faire
visiter l’ambassade.
Parmi les visites les plus marquantes, notons l’exposition sur
« l’occupation soviétique » au musée national de Tbilissi, où la
période de l’URSS est décrite comme une invasion russe ayant duré 70 ans et
perdurant encore aujourd’hui en Ossétie/Abkhasie. Une telle vision est
parfaitement biaisée (et loin de faire l’unanimité dès lors que la majorité des
Géorgiens de + de 50 ans regrette l’époque soviétique), néanmoins, les faits
sont têtus : en 70 ans, 400 000 Géorgiens ont été tués/déportés (soit 10 %
de la population totale tout de même), en majorité des opposants politiques,
des artistes, des membres du clergé et de l’aristocratie, des bourgeois ou
paysans riches.
Conclusion de l'exposition : "occupation continues"...
Autre curiosité : le zoo de Tbilissi, qui fait un peu de peine quand
on voit la taille des cages. En 2015, des inondations ont permis aux animaux de
s’échapper : des loups, ours, tigres, hippopotame et crocodiles en liberté
ont ainsi terrifié les Tbilissiens !
Tbilissi, c’est aussi l’occasion pour nous de recharger les batteries avant
la traversée de l’Arménie et l’arrivée en Iran. Nous prenons ainsi plaisir à ne
rien faire, à nous promener, aller au cinéma… Toutes ces petites choses que
nous aurions faites un dimanche à Paris !
Un dimanche à Tbilissi
Enfin, pour finir en beauté, Giorgi nous organise une virée en Kazbéguie,
la région située au nord de Tbilissi, qui borde la Russie. Nous partons donc avec
2 amies à lui à la découverte de ces très belles montagnes. Nous visitons une
très belle église, allons flâner vers la frontière russe (interdite aux
non-Géorgiens/Russes), faisons une randonnée (pédestre) et beaucoup de route
(en 4x4 remuant !).
Paysages de Kazbégui 1
Paysages de Kazbégui 2
Dépôt minéral (Giorgi nous a expliqué l'avoir grimpé avec son 4x4...)
Georgian Highways
Mont Kazbek (5047m, frontière avec la Russie)
Hobby des Géorgiens : photoshoot!
Mont Kazbek et église Gergeti (sur le haut de la colline à gauche)
Repos!
The crew
Camping improbable près de Juta, perfect spot!
Salut
Ca souffle
Un énorme merci à toutes les personnes citées dans cet article pour leur
accueil et leur gentillesse ! Grâce à eux, nous quittons la Géorgie avec
beaucoup de regrets et plein de souvenirs !
Après ces journées passées à vivre comme des fermiers géorgiens, nous sommes à la recherche d’un peu de confort et de modernité. Batumi nous semble être la ville idéale pour cela. Située au sud du pays, près de la frontière turque, Batumi est la nouvelle station balnéaire à la mode depuis la perte des plages d’Abkhazie. (L’Abkhazie est une région du nord de la Géorgie ayant fait sécession, avec l’aide du Kremlin, dans les années 1990). Après quelques heures de route sous des trombes d’eau, nous arrivons à Batumi, ville située sur la côte et entourée de hautes collines verdoyantes. Cette ville est une sorte de Dubaï à la géorgienne : le centre historique est joli et bien mis en valeur et côtoie d’improbables tours futuristes tout à fait réussies. La mer n’est pas extraordinaire, la plage est en galets et l’eau est polluée en raison de la proximité d’un port commercial. Les vagues sont parfois extraordinaires, voire extraordinairement dangereuses (un shore break ravageur). ...
Voilà une semaine que nous sommes en Iran. Il est largement temps de nous atteler au circuit qu’emprunte tout bon touriste en Iran : direction l’Iran central, s’arrêter à Kashan, Yazd, pousser jusqu’à Chiraz et Persépolis, remonter en passant par Ispahan. Nous voilà donc partis plein sud. En chemin, nous nous arrêtons d’abord à la mosquée/mausolée de Khomeiny, le père de la révolution iranienne et guide suprême, remplacé à sa mort par Khamenei. En Iran, les portrait de Khomeiny (qui ressemble vaguement à Sean Connnery, l’air fâché) et de Khamenei (et ses lunettes de myope) sont partout : dans les administrations, les cafés, les boutiques… Ce mausolée vient confirmer, si besoin était, l’admiration, voire le culte, dont Khomeiny fait l’objet. Mausolée de Khomeini Nous nous arrêtons ensuite à Qôm, une ville sacrée puisqu’elle abrite l’un des plus grands lieux de pèlerinage chiite : le tombeau de Fatima, la fille du septième Imam du chiisme et ...
Commentaires
Enregistrer un commentaire