Poti (Géorgie) : notre vie à la ferme


Nous ne sommes pas venus en Géorgie pour rigoler. Alors, pour être immédiatement dans l’ambiance, plutôt que de traîner, visiter, nous reposer, nous allons directement …  à la ferme ! Grâce au site Internet Wooffing independent, nous avons trouvé la ferme de Paata et Anna, couple néerlando-géorgien, qui fait pousser des légumes bio au bord de la mer noire. Parfait pour nous ! Le deal : nous sommes logés, nourris, blanchis et, en échange, nous travaillons au champ. Bref, c’est la révolution culturelle version bobo parisiens.

Nous allons donc à leur rencontre et nous installons dans leur vie pendant quelques jours. Concrètement, nous vivons à la ferme avec les parents de Paata, Violeta et Otari (les prénoms n’ont pas été modifiés) tandis que Pataa et Anna (et leurs deux adorables petites filles) vivent dans un appartement à 10 minutes à pied. 

Ce dernier point aurait du éveiller nos soupçons : pourquoi diable ne vivent-ils pas à la ferme ?? Et bien parce que, comme nous autres Parisiens ignorants allions le découvrir, la ferme, ce n’est pas franchement le Ritz. Nous voilà donc installés au milieu de 30 poules, 5 chiens, 4 vaches et deux grands parents géorgiens solidement amarrés à l’ère soviétique au milieu d’un marécage charmant mais infesté de moustiques. Néanmoins, on n’a pas de quoi se plaindre : la ferme a depuis peu été rénovée, maintenant, il y a l’eau (à moitié) courante. Par contre, il n’y a toujours pas de salle de bains, ni de WC digne de ce nom.


Bienvenue à la ferme

Notre copain Bingo, aka sac à puces

On est bien!

Normal

Toujours normal

Embouteillages à Poti
  
Bref, nous sommes très dépaysés !

Si, vous l’aurez compris, le confort de l’habitation laisse à désirer, la ferme, elle, est un jardin d’Eden : tomates, concombres, maïs, raisins, tout pousse, les arbres et les serres croulent sous les légumes et les herbes, bonnes ou mauvaises qu’importe, envahissent tout espace disponible. A la table de Violeta (qui cuisine comme une chef et prend un malin plaisir à nous gaver comme des oies), on mange local : polenta avec maïs de la ferme, légumes du jardin, fromage maison et, les grands soirs, coq de la basse cour (qu’il faut avoir préalablement décapité, ce qui n’est pas une partie de plaisir pour les petites natures que nous sommes).

Petit déjeuner géorgien

Nous voici donc embarqués dans cette drôle de famille. Notre job : arracher tous les plants de tomates et concombres qui vont être remplacés par des pommes de terre et vendanger les raisins pour le vin. Nous nous mettons à l’ouvrage de bon cœur, heureux de rendre service afin de justifier nos assiettes remplies jusqu’au bord. A la fin de la journée, lorsque la fatigue se fait sentir, nous allons lézarder sur une grande plage de sable noire quasi déserte et nous baigner dans l’eau de la mer noire (ce qui remplace fort opportunément la douche… inexistante).

Notre Dacia a (re)vu la mer!


Toujours la mer!

Les Parisiens découvrent le principe de la serre...

... très astucieux!


Une copine

Et une autre


Trouverez-vous qui se cache dans cette photo ?

Le fruit de la terre et du travail des Hommes (cherchez la mante religieuse!)

Travail des femmes aussi

Antoine part à la pêche

Pendant que Dorothée est au four (fait du vin)...

...et au moulin 

Cette expérience s’est avérée particulièrement touchante. Déjà, nous sommes contents de faire autre chose que du tourisme. Et puis nous découvrons la vie géorgienne et particulièrement, le sens de l’hospitalité des Géorgiens : chaque repas est un festin, arrosé de tchatcha (eau de vie locale) et de vin maison (pas mauvais !) avec de multiples toasts à notre santé, celle de nos familles et de nos futurs enfants. Cette expérience est même immortalisée par la télévision locale qui vient nous interviewer en français, sans en parler un traitre mot !

Si quelqu'un comprend, faites nous signe!


Qu’Anna, Paata, Otari et Violeta soient ici remerciés de leur accueil. Nous souhaitons à leur ferme bio (la 1re en Géorgie, même si nous allons découvrir que pratiquement toutes les familles géorgiennes ont un lopin de terre et y font pousser des légumes bio) encore de beaux jours devant elle !


Notre famille fermière !



Commentaires

  1. Ca y est, vous avez les bases pour votre premier potager...à Montmartre ?
    Copine Dacia n'est jamais bien loin ! A-t-elle bien travaillé elle aussi?
    Bingo, trop chou!

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  2. J'adore le concept des toasts de tchatcha à vos futurs enfants ;)

    Si vous avez l'occasion d'en récolter (et si c'est pas trop tard!), chopez des graines de tomates géorgiennes !

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  3. Ah oui trop bonne idée ! On n'a pas pensé à Poti mais on va essayer d'en trouver en Géorgie, les tomates sont dingues ici, rien à voir avec la France !

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