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Poti (Géorgie) : notre vie à la ferme

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Nous ne sommes pas venus en Géorgie pour rigoler. Alors, pour être immédiatement dans l’ambiance, plutôt que de traîner, visiter, nous reposer, nous allons directement …    à la ferme ! Grâce au site Internet Wooffing independent, nous avons trouvé la ferme de Paata et Anna, couple néerlando-géorgien, qui fait pousser des légumes bio au bord de la mer noire. Parfait pour nous ! Le deal : nous sommes logés, nourris, blanchis et, en échange, nous travaillons au champ. Bref, c’est la révolution culturelle version bobo parisiens. Nous allons donc à leur rencontre et nous installons dans leur vie pendant quelques jours. Concrètement, nous vivons à la ferme avec les parents de Paata, Violeta et Otari (les prénoms n’ont pas été modifiés) tandis que Pataa et Anna (et leurs deux adorables petites filles) vivent dans un appartement à 10 minutes à pied.   Ce dernier point aurait du éveiller nos soupçons : pourquoi diable ne vivent-ils pas à la ferme...

Ukraine -> Géorgie : l’arrivée

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Jeudi 31 juillet, nous voilà en approche des côtes géorgiennes ! Nous les guettons à l’horizon sans les voir, mais nos téléphones ont, eux, déjà capté le réseau géorgien et Sosh nous envoie son fameux « bienvenue en Géorgie ». C’est ça le 21 e siècle : être informé par son téléphone de ce qui se passe autour de soi. Nous arrivons à l’entrée du port avec quelques heures de retard autour de 18h. Cela n’a pas l’air de réjouir le barman qui nous explique que, si la mer est trop forte, il y a un risque que nous passions une nuit de plus sur le bateau. Et comme c’est lui qui gère les camionneurs bourrés, on comprend que la perspective d’une troisième nuit en leur compagnie le déprime. Observez l'élégance du routier ukrainien: crocs + survet + marcel + mullet Finalement, notre bateau commence sa manœuvre et, aidé du pilote  (oui il y a un lien wikipedia pour les personnes qui, comme Dorothée, ignorent ce qu'est un pilote pour les bateaux!) et...

Ukraine -> Géorgie : traversée en ferry

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La traversée devait durer 40 heures, elle en durera finalement 48. Le temps est au beau fixe, la mer est à peine agitée mais, dans notre bateau monstre (équivalent d’un immeuble de 10 étages), la houle est très supportable. C'est la Mer Noire! On a même croisé un autre bateau! C'est la nuit noire!   Nous mettons à profit ce temps pour mettre à jour ce blog, lire, admirer la mer (Dorothée a vu des dauphins !) et, surtout, dormir comme des loirs et manger comme des ogres (car, comme le dit Winnie l’ourson : « dormir, ça creuse et manger, ça fatigue »). Cabine plutôt confort! Avec nous sur le bateau, il y a une poignée de touristes ukrainiens (dont un improbable couple ukraino-iranien) mais surtout une grosse quarantaine de chauffeurs de poids lourds ukrainiens, géorgiens, azéris, kazakhes. Cette population est tout ce qu’il y a de sympathique : bourrés H24 au ventre rebondi et à l’œil torve, couvant Dorothée d’un rega...